Perdre ses clefs de voiture au moment du départ, oublier son passeport la veille d’un voyage… Les actes manqués en disent beaucoup sur la personnalité de l’individu. Les pensées les plus intimes, les désirs inavoués…, les actes manqués sont de réels indicateurs. En psychanalyse, le Petit Larousse les traduit comme étant « une conduite socialement inadaptée qui réalise un désir inconscient ».
Certains gestes identifiables
Casser l’objet d’autrui, ne plus retrouver ses clés, lettre envoyée au mauvais destinataire, oublier le nom d’une personne, oublier son passeport un jour avant le grand départ, jeter un cadeau accidentellement…
Pas de hasard
Non, le hasard ne peut pas être associé à un acte manqué. C’est le contrecoup d’un conflit intérieur, voire une pulsion surgissant dans le champ de la conscience.
Un passage à l’acte
En psychanalyse, un acte manqué peut prendre la forme d’un désir enfoui se manifestant dans les actes de l’individu, un désir inconscient cherchant à se transmettre de manière consciente.
Prolonger cet instant
En l’occurrence, oublier son porte-monnaie ou un autre objet à sa sortie d’un restaurant révèle la volonté de poursuivre ce moment avec son interlocuteur.
Sigmund Freud traduit l’acte manqué comme un compromis entre la volonté consciente et celle refoulée dans l’inconscient. Il émerge de manière complètement arbitraire dans les gestes de l’individu au quotidien.
Une répétition d’actes manqués à court terme traduit assurément un conflit interne que l’inconscient incite à aborder. Il faut donc essayer de les interpréter pour décoder le message que ces actes manqués essayent de communiquer.



