Si les recherches menées sur la schizophrénie se sont toujours orientées vers les facteurs héréditaires, des chercheurs de l’INSERM(1) se sont cette fois-ci axés sur une nouvelle voie débouchant sur une toute autre découverte. Les expériences conduites ont prouvé la présence de nouveaux gènes associés à la schizophrénie.
Changeant complètement d’axe, les chercheurs de l’INSERM ont penché leur expérience sur les malades sans antériorités familiales, visant à déceler les gènes anormaux des personnes qui en souffrent.
Que révèlent les analyses ?
Les analyses se sont portées sur environs 20.000 gènes de 42 personnes (des malades et leurs parents) et l’objectif des recherches étaient de repérer des mutations « de novo ». Autrement dit, elles se sont plutôt penchées sur les patients que sur les parents. Les résultats obtenus ont révélé une concentration des mutations de « novo » chez les personnes souffrant de schizophrénie à l’opposé de la population restante.
Mieux comprendre la schizophrénie
Cette découverte est percutante du fait que la plupart des gènes ayant été décelés n’avaient jusqu’à lors jamais été évoqués dans cette maladie. Cette nouvelle mise en évidence ouvre des possibilités sur de nouvelles cibles thérapeutiques, et celles-ci peuvent s’avérer grandement performantes sur les 30% des personnes souffrant de schizophrénie, sur lesquelles les traitements prodigués actuellement sont inefficaces.
Marie Odile Krebs précise que leurs « résultats confortent l’idée qu’il n’existerait pas une mais des schizophrénies hétérogénéité à laquelle les cliniciens sont quotidiennement confrontés. »
INSERM(1): Institut national de la santé et de la recherche médicale