L’addiction à Internet : quand le numérique prend le contrôle
Depuis les premières descriptions cliniques de l’addiction à Internet par le psychiatre Ivan Goldberg dans les années 1990, le phénomène n’a fait que croître avec l’ubiquité des smartphones et des réseaux sociaux. En 2026, un être humain passe en moyenne 6h47 par jour face à un écran. Si l’usage d’Internet est parfaitement normal et bénéfique dans la majorité des cas, une fraction croissante de la population développe une relation problématique avec le numérique.
L’addiction à Internet vs l’utilisation intensive
Il est important de distinguer une utilisation intensive mais contrôlée d’Internet (qui ne cause pas de problèmes significatifs) d’une véritable addiction. Selon les critères diagnostiques, l’addiction se caractérise par : la perte de contrôle sur l’utilisation, la prévalence de l’activité sur les autres domaines de vie, la continuation malgré des conséquences négatives, un syndrome de sevrage lors des tentatives d’arrêt.
Les formes les plus répandues
Addiction aux réseaux sociaux, aux jeux vidéo en ligne, au « doom scrolling » (défilement compulsif de mauvaises nouvelles), à la pornographie en ligne, aux achats en ligne, aux rencontres virtuelles et au « phubbing » (utilisation du téléphone au détriment des personnes présentes).
Les groupes les plus vulnérables
Les adolescents, dont le cerveau est en développement et particulièrement sensible aux stimulations dopaminergiques, sont les plus vulnérables. Les personnes souffrant d’anxiété sociale, de dépression ou de troubles de l’attention présentent également un risque accru.
Stratégies de « détox numérique »
- Désactiver les notifications non essentielles
- Établir des « zones et temps sans écrans » (repas, chambre à coucher, première heure de la journée)
- Utiliser des applications de suivi et limitation du temps d’écran
- Pratiquer des activités hors ligne régulières et engageantes
- Consulter un professionnel si l’usage problématique persiste malgré les tentatives
